Thème thérapie : ambition, pouvoir, codes sociaux, déceptions amitiés, famille …

Ce roman de Balzac, qui appartient à la collection “La comédie humaine”, explique les bases fondamentales des comportements humains dans la société française du 19ème siècle. (On y découvre d’ailleurs somme toute qu’ils n’ont pas vraiment évolué ;-). J’aurais aimé l’avoir lu à ma sortie d’études, juste avant d’aller travailler à Paris.

A travers deux amis d’enfance, deux caractères différents, l’un vrai et humble (David Séchard), et l’autre identique, mais un tantinet altéré par le romantisme, et l’ambition en supplément (son ami Lucien de Rubempré), Balzac décrit le parcours semé d’embûches sur lequel naviguent les gens passionnés, les romantiques, pour parvenir à leurs rêves d’absolu et à leurs objectifs.

Le roman est implacable : Paris, la capitale, dans les milieux aristocratiques et bourgeois, et surtout dans les les milieux littéraires et journalistiques où les concurrents sont nombreux, est une véritable gorgone (même si la province n’est pas en reste). Ce ne sont pas les talentueux au cœur pur qui arrivent à la gloire dans son monde (dans le meilleur des cas elle leur est éphémère), mais finalement ceux qui profitent de leurs talents et qui gravitent autour d’eux. C’est que ces humains là ont trop de cœur pour survivre.

Lucien de Rubempré, tout comme David, vient de province. Lucien décide de tenter sa chance dans les milieux aristocratiques à Paris, tandis que David affronte la bourgeoisie provinciale. Lucien se pervertit à essayer de devenir aristocrate avec son cœur pour ennemi. Car ce que montre Balzac, c’est qu’avoir du cœur est une faiblesse, dans les milieux des puissants, bourgeois ou aristocrates, dans les milieux des dits « dominants ». Ce sont des milieux au sein desquels il ne faut jamais avouer ses faiblesses, ce que les gens de cœur font malheureusement sans détour, et qui les perd dans ce monde-là, si la maladresse n’y parvient pas avant.

Les “dominants”(ne voulant pas céder leur place), useront de toutes sortes de ruses pour les faire tomber, par jalousie, rivalité, ou juste pour se divertir et se moquer. Car ainsi est dépeint leur monde : laid et superficiel. L’image d’un clip musical me vient alors à l’esprit : celui d’une chanteuse de notre époque, avec sa chanson « ils sont superficiels ils ignorent tout, du cœur ».

Aller à Paris, « à la capitale », lieu de concentration de la culture et de « l’élite » a un prix pour ceux qui cherchent absolument la gloire dans ce panier de crabes géant : celui de son âme.

Alors, si vous partez à Paris ou en province pour côtoyer les “ambitieux”, sortez votre lance, votre armure et votre esprit!

« L’ambitieux qui veut lutter avec les préceptes de la vertu, dans une carrière où ses antagonistes s’en privent, est un enfant à qui les vieux politiques diraient ce que les joueurs disent à celui qui ne profite pas de ses brelans : »Monsieur, ne jouez jamais à la bouillote » ». Balzac – Illusions perdues

Photo de Flo Dahm sur Pexels.com

Si vous partez à Paris ou en province pour côtoyer les “ambitieux”, sortez votre lance, votre armure et votre esprit!

AJ

Pour jouer dans la cour des ambitieux, il faut les mêmes armes et le même coeur. Accepter les codes, au risque de perdre son âme, ou renoncer

AJ

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saori226

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