Aimer la vie, savourer l’instant présent, au point de ne plus avoir peur de la mort

AJ

Thème

Je n’ai pas la prétention de décrire cette œuvre de Camus de manière aussi prolixe que l’intelligentsia parisienne. Il s’agit de ma simple vision du livre, et de ce que j’ai crû y voir.

On retrouve dans ce livre, pour ma part, quelque chose de Steinbeck dans sa manière brute de dépeindre l’homme (au sens de l’être humain), le cœur simple qui aime tout simplement la vie.

Il décrit des personnages qui ont une capacité à vivre la vie telle qu’elle est, avec candeur et émerveillement de tous les instants, malgré toutes les horreurs qu’elle comporte. Je trouve que le personnage principal a un peu du Lenny de Steinbeck, dans son œuvre « Des souris et des hommes », ou de l’homme face à la dure condition humaine, dans « Les raisins de la colère ».

Dans « L’étranger », Camus décrit un homme confronté à son exécution, qui aime si simplement la vie, qu’il savoure même ses journées de captivité dans une prison. Est-ce cette singularité qui lui vaut le qualificatif de « l’étranger », indépendamment du fait qu’il s’agit d’un français vivant en Algérie ? Dans la prison, chaque jour qui passe semble un cadeau, loin de toute peur de la mort, qu’il ne semble absolument pas redouter.  Même dans la pire des situations, seuls les cris de haine de ses semblables à la fin, semblent lui faire préférer la mort à la vie. Et encore, on finit par se demander s’ils pourraient réellement l’en convaincre.

Peu d’hommes à mon sens ont acquis une sagesse telle qu’ils n’ont plus peur de la mort. Peut-être ce qui fait de cet homme en apparence candide, qui ne se débat pas face à la mort, un étranger aux yeux du monde. L’homme voit les choses telles qu’elles sont, les événements tels qu’ils arrivent, sans les juger.

C’est étrange, car je n’ai pas trouvé que l’histoire de »L’étranger » en elle-même était extraordinaire. Elle n’est pas de ces histoires à forts rebondissements. Ce n’est qu’à la fin que l’on comprend, en tout cas que j’ai pensé comprendre, ce que voulait dire ce livre, et que j’en ai saisi toute la profondeur. A la fin, comme un cadeau.

Photo de Flo Dahm sur Pexels.com

Aimer la vie, savourer l’instant présent, au point de ne plus plus avoir peur de la mort

AJ

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saori226

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